Le voyage de Burgen Bralund - partie 2

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« Non, non, vous faites tout faux ! » hurla Rungit . Sa barbe noire en bataille se contracta légèrement. Le nain n'était pas heureux. Il regarda fixement son frère et associé avec des yeux impatients et gris. « Ce n'est pas comme je t'ai montré. »

L'autre nain jeta sa pioche par terre avec indignation. « Je le fais exactement comment tu m'avais montré. Peut-être que tu l'a justement mal fais dès le départ.»

Rungit lui lança des regards noirs de colère. « Farnus ..., » a-t-il grondé les dents serrées, « Tu es d'aucune valeur. Complètement sans valeur. C'est de ta faute si nous sommes coincés ici. Si je n'avais pas promis de te surveiller, je serais en train de commercer des marchandises exotiques avec des elfes en ce moment, et pas coincé ici avec des roches à fendre. »

Farnus serra le poing et l'envoya à Rungit. Comme son frère, il avait des cheveux noirs sombres et une barbe sale, négligée. Les deux nains portaient un pantalon rapiécé et une blouse d'ouvrier tachée sur leur tunique, qui s'adaptait confortablement à leur ventre considérable.

Cela se passait tôt le matin et la couverture de nuages sombres, qui avaient versés de la pluie partout dans les environs la nuit précédente, s'effaçait lentement à l'horizon, bien que la terre autour d'eux était toujours humide et très boueuse.  

Ils étaient au centre d'une petite vallée juste à l'extérieur de Bordinar's Cleft.  À côté d'eux, un tas de grandes roches reposait autour d'une ouverture ombragée dans la terre. L'entrée de la caverne était suffisamment grande pour qu'ils puissent y pénétrer avec leur équipement.

« C'est toi qui as emprunté tout cet argent, » accusa amèrement Farnus. « J'aurais du te dire depuis le début que ton projet de caravane ne fonctionnerait jamais, en fait je te l'ai dit. »

L'autre nain donna un coup de pied dans la pioche par terre avec sa lourde botte en cuir. « La ferme ! Tu sais aussi bien que moi que ce n'était pas ma faute. Nous étions dans le mauvais endroit au mauvais moment. »

«  Les excuses sont gentilles, mais est ce qu'elles vont tout arranger ? »

Rungit fixa son frère du regard et fronça les sourcils. « Alors prends cette pioche et commences à creuser. »

« creuser ici ? » Farnus recula, balayant les environ de son bras, « nous ne trouverons jamais rien ici. Tu ne connais pas les bases de l'extraction. »

« Comme toi, et je dis que nous trouverons quelque chose. En outre, tu n'as pas de meilleures idées, n'est ce pas? »

« N'importe quelle idée serait meilleure que celle-ci. »

Juste alors, les deux nains entendirent quelque chose par derrière les rochers. Ils arrêtèrent brusquement de se quereller et regardèrent fixement dans la direction du bruit.
Farnus fixa son frère d'un regard inquiet. « cela ne peut pas être eux déjà ? » chuchota t-il.

« Ils ont dit que nous avions encore une semaine, » répondit tranquillement Rungit, « Ça ne peut pas être eux. »

Ils se penchèrent plus près, écoutant. Le bruit ressemblait à quelque chose d'humide et lourd suivis de près par de forts gargouillis. Il a continué à des intervalles réguliers pendant plusieurs secondes, puis il s'est arrêté. Une voix grave le remplaça, la voix se semblait pas heureuse. Elle a maudit quelque chose momentanément et s'est ensuite estompé en murmures. Farnus retenait son souffle pendant qu'il se mettait tranquillement à genoux pour récupérer la pioche à ses pieds. Ce n'était pas beaucoup, mais c'était la seule défense qu'ils avait.

Puis, des rochers la source du bruit marcha en traînant les pieds vers eux. Il s'est dressé de manière imposante sur les nains, debout il était deux fois aussi haut que n'importe lequel d'entre eux et portait un énorme bâton noueux qu'il semblait utiliser comme une canne. Il avait de longs cheveux châtains, qui étaient emmêlés à travers son visage marqué. Il était couvert de boue sur la taille et dégoulinait.

Rungit regarda vers l'étranger. « Bonjour... » a t-il dit nerveusement.

***


Burgen fixa les deux nains devant lui. Il avait marché toute la matinée et après une longue nuit de pluie froide, était toujours très fatigué. Il regarda la pioche dans la main de Rungit. Burgen n'a pas voulu devoir entrer à la ville des Nains à moins qu'il n'eut absolument à le faire. Il détestait les villes. Un nain en vaut bien un autre, se disait-il.
 
« Êtes-vous des mineurs ? » demanda t-il brusquement.

Rungit sembla confus pendant un moment, puis jeta un coup d'oeil à la pioche et revint rapidement à Burgen. « Oui..., oui nous le sommes. » répondit-il avec difficulté. « Nous ne voyons pas très souvent de vos semblables par ici. »

« Êtes-vous pour la location ? »

Les yeux du nain s'allumèrent et une large grimace éclaira leur visage sale. « Absolument, mon ami» répondit-il sans à-coup, « Vous avez de la chance, nous sommes les meilleurs mineurs de tout Widow's Veil. Nulle part vous n'en trouverez des aussi habiles que nous. »

« Mais » commença à protester Farnus, mais il fût rapidement interrompu par son frère.

« Mon nom est Rungit et lui c'est mon estimé collègue Farnus, » a t-il dit en faisant des gestes vers l'autre nain. « Comment pouvons nous vous appeler ? »

Burgen regarda en bas vers le nain devant lui. Il détestait les causeries inutiles. « Que diriez-vous de patron ? » a t-il dit.

« Très bien alors patron, » a répondu Rungit avec un sourire. « Comment pouvons nous vous aider ? »

Le demi-géant déposa son bâton par terre et retira son sac de ses épaules. Les gouttes d'eau tombaient toujours. Il fouilla a l'intérieur pendant un moment, puis en ressortit un grand morceau de parchemin plié et souillé. Il l'égoutta quelques secondes puis le déplia. Une grande carte détaillée de la région avait été dessinée sur un côté. Il s'est mis à genoux à côté du nain.

« J'ai besoin de cobalt. Le seul endroit pour trouver des veines pures se trouve justement ici, » dit-il, en montrant une petite marque sur la carte. « Vous savez où c'est ? »

Rungit étudia le parchemin attentivement pendant un moment, en grattant sa barbe foncée. Puis son visage s'est baissé. « En fait,  je le sais, » dit-il, d'une voix emplie de déception. Farnus a silencieusement rampé vers son frère et observa la carte par dessus de son épaule. Ses yeux se sont élargis de surprise quand il repéra où était indiqué la marque.

« Bien » répondit Burgen, ignorant le désespoir évident des nains. « À quelle allure pouvez-vous m'y emmener ? »

« C'est à environ un jour d'ici, mais ça ne sera pas aussi simple j'en ai peur » répondit Rungit.

« Pourquoi cela ? »

« Je déteste devoir vous dire ceci, patron » continua Farnus. « Mais personne ne va là-bas. C'est trop dangereux. Toutes sortes de créatures désagréables y vivent. »

Fronçant les sourcils le Demi-géant regarda vers la carte. « Vous connaissez un autre endroit pour trouver du cobalt pur alors ? » a t-il demandé, légèrement contrarié.

Les deux nains se regardèrent l'un l'autre pendant un moment, puis ont secoué leur tête. « J'ai peur que non » murmura Farnus.

« Connaissez-vous quelqu'un qui le saurait ?  »

« Malheureusement non » répondit Rungit nerveusement, « ce n'est pas vraiment le genre d'informations que l'on partage avec beaucoup de gens. »

Burgen fronça les sourcils profondément. Il fixa les deux nains, comme s'il avait vu quelque chose. Après un moment, il mit la carte de côté et fouilla de nouveau son sac, retirant une grande bourse. Elle était attachée par un noeud serré, et semblait être très pleine. Il murmura quelque chose sous son souffle et l'a jeta en l'air vers les nains.

Dès que la bourse quitta les mains du Demi-géant, Rungit identifia le tintement indubitable des pièces de monnaie à l'intérieur. Il l'a saisi au vol et a ardemment délié le noeud, Farnus observait par-dessus son épaule. Pendant qu'il regardait à l'intérieur de la bourse, ses yeux se sont élargis. Il a regardé de nouveau son frère, qui était bouche bée face aux pièces d'or qui débordaient au-dessus.

« Vous en aurez une autre après que j'obtienne ce dont j'ai besoin. » indiqua Burgen catégoriquement, « vous vous chargerez de m'obtenir le cobalt et je m'occuperai du reste. » Il donna un regard suggestif vers son bâton.

« Vous seriez très aimable de nous donner un bref moment pour en discuter ? » demanda Rungit poliment, parvenant à éloigner ses yeux des pièces d'or.

« Faites vite. Je veux qu'on parte rapidement »

« Naturellement » répondit le nain. Il se tourna de nouveau vers Farnus. « Je t'avais dit que tout s'arrangerait. Ce serait assez pour les payer et pour tout le reste » chuchota t-il avec enthousiasme.

« Tu es fou ? » lui répondit Farnus doucement, « tout l'or du monde ne nous apportera rien de bon si nous sommes tués »

« Qu'est ce qui va nous arriver si nous n'obtenons pas cet or ? » a t'il répondu brusquement.

« Je ne l'aime pas » murmura Farnus.

Rungit grogna. « Nous n'avons aucune autre option »

Farnus leva ses mains vers le ciel. « Mais nous ne sommes pas de vrais mineurs! »

« Nous avons tous les outils, ça ne doit pas être si dur, non ? » Il tourna de nouveau vers le Demi-géant et écarta ses bras chaudement, en lui souriant. «Marché conclu, patron. »

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